Le peuple du décor : Lancement mercredi 18 avril 2018

Mon dernier roman, « Le peuple du décor », est disponible en librairie depuis quelques semaines.

Ici, une première critique du livre, publiée dans Le Devoir.

Le lancement aura lieu le mercredi 18 avril, au bistro-pub Le Major Tom en formule 5@7.

Ce sera un bonheur de vous (re)voir et d’échanger avec vous les dernières nouvelles.

Bon printemps !

Lancement.2018

 

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CABARET DES BRUMES

VENDREDI 2 OCTOBRE, 21h

au Quai des Brumes (Montréal, Québec)

CABARET POÉTIQUE dans le cadre du Festival International de Littérature

Consultez la programmation ici !

J’y lirai quelques inédits.

Cabaret-des-brumes-CdB_Ralph-Elawani


Se battre contre Tristan L’Hermite en buvant de la Alexanders Keith’S

D. Plourde.Image

          
 

J’ai beau me creuser le cerveau avec toutes les bonnes intentions du monde, j’ai toujours l’impression que tout ce qui sort de ma gueule pu le préfabriqué et qu’aucune expiration de mon désespoir ne pourrait même justifier le fait que je veuille écrire le malheur qui m’accable. On dira : « Pouais, mais Plourde, t’es un ostie d’chanceux, t’as une femme, une enfant, un job, fa-ke, ferme don’ ton ostie d’yeule! » 

Kyar, le pire crime que l’on puisse commettre à mon endroit est celui de vouloir me fermer mon ostie d’yeule. Marty McFly détestait qu’on le traite de mauviette; moi, je déteste au point de vouloir détruire tout ce qui se trouve autour de moi tous ceux qui veulent me fermer la gueule. Le pire manque de respect, au-delà de la chambre à gaz, c’est celui de vouloir fermer la gueule à quelqu’un. 

Alors que je dise n’importe quoi, sacrebleu, que je partage mon abdication par rapport au fait que – putain – il n’y a rien d’autre qu’une lente agonie qui nous attend, cela ne devrait pas insulter ou indigner quiconque, car il me semble qu’une foi que l’homme réalise ses limites, il lui est enfin permis de les repousser, d’en partager le drame et d’espérer mieux. Si de mon vivant je ne verrai jamais l’indépendance du Québec, si de mon vivant je ne verrai jamais l’avènement des voitures électriques volantes, le boom de l’énergie solaire et thermique, la disparition des religions et le réel et le vrai génie humain mis au service non pas seulement de l’humanité mais de la planète Terre tout entière, je ne m’en ferai guère outre mesure car j’ai confiance. Malgré tout. Malgré vous. Malgré toi, l’ostie de pessimiste chiant qui n’arrête pas de penser à lui-même. J’entretiens l’espoir que l’humanité saura se prémunir d’elle-même, de toi. 

C’est en buvant ces quelques bières sous un soleil de plomb qu’il me vient à l’esprit l’idée qu’il faudrait peut-être mieux s’entendre, mieux s’écouter et surtout mieux se pardonner. Or il ne faudrait par contre ne pas confondre le pardon avec le besoin essentiel de s’indigner, de se mettre en beau fusil, d’être en câlice ! 

La justice ne devrait pas être un État qui laisse ceux qui en ont besoin dans l’attente. La justice est un sentiment de vengeance raisonné devant être assouvie dans l’immédiat. Il faut entretenir notre colère au nom de la raison sans s’emporter dans l’animosité. La rogne, c’est le mortier du mur de bien des nations. Nous n’en faisons pas exception. Rien à se reprocher. La colère est un sentiment nourri par l’injustice, suffit de bien canaliser cette énergie destructrice afin de se construire grâce à la compassion, au pardon; car on ne pardonne pas sans colère.

Il est humainement possible de détester justement, comme je déteste d’une façon abstraite le Canada et l’histoire sur laquelle ce pays assujetti au royaume britannique tente de se construire une identité qui lui serait propre. 

Tu me fais chier, tu me méprises, tu ne me donnes pas l’attention qui devrait me revenir; je suis donc en droit de te réduire à une connaissance sous-évaluée de ma cosmogonie orgueilleuse. Qu’est-ce que tu crois ? Qu’est-ce que tu espères ? Que je me crisse à quattre pattes comme la plus conne des plottes ?

 En somme, l’art du vivre-ensemble m’apprend à te dire un innocent  « fuck you » sur un blog au lieu de m’engager à mettre nos deux vies en danger.

C’est un long détour, my friend, I know, but tu sais ben que j’t’aime avec toutes tes calamités.

D. Plourde.


Réflexions sur l’occupation de l’espace public lors du mouvement étudiant du printemps 2012


Lancement collectif : éditions Triptyque et revue Moebius

Alors ce mercredi 10 octobre, à partir de 17h30, au Pub Quartier Latin de Montréal, c’est le lancement de la rentrée littéraire chez Triptype; un lancement qui promet de nous offrir d’excellentes nouveautés, je pense plus particulièrement aux bouquins d’Olivier Demers et de Mathieu Blais.

Et puis, une pierre deux coups, sera aussi lancé le no134 de la revue Mœbius «Les arts martiaux»
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numéro dans lequel je signe une nouvelle inspirée de mes voyages en Corée.

source : http://www.triptyque.qc.ca/docu/Lancement_collectif_automne_2012.pdf