CES VIGILES DU CRÉPUSCULE

Les crises politiques et sociales que traversent les peuples au cours de leur histoire laissent des traces indélébiles dans l’imaginaire et la pratique d’un nombre important de créateurs qui ne peuvent taire « ce qui se passe ». J’imagine déjà un jeune auteur arabe troquer la mitraillette pour un crayon, sur des ruines fumantes en Lybie, en Tunisie, en Égypte, inspiré par les événements de ce fameux « Printemps » qui n’en finit plus. Il serait d’autant plus intéressant d’aller mettre la main sur le nouveau roman d’une belle Birmane en train de vivre de près la lente démocratisation de son pays. Cré !  À quand le grand plongeon dans une histoire écrite par un moine révolutionnaire du Tibet (qui aurait eu des réserves quant au rôle joué par le Dalaï Lama dans les affaires internes du Xizang), par un militant indépendantiste écossais ou encore par un Touareg de l’Azawad ? Toutes ces histoires seraient peut-être mal racontées, elles regorgeraient assurément d’un tas de lieux communs, mais quand même ! Les mauvais écrivains ne sont pas médiocres seulement à cause de l’objet de leur histoire… En réalité, à chaque catastrophe son écrivain, à chaque conflit, à chaque lutte, à chaque tension son/ses « raconteux ». Et puis, cette tension-là, celle qui impose un rapport de force entre les différents acteurs de notre tragédie contemporaine, n’est-elle pas à l’origine de la création ? Ou à tout le moins, ne fait-elle pas partie nécessairement du décor ? Plus près de nous, au Québec, allons-nous nous surprendre, par exemple, de bientôt lire un tas d’histoires qui auront pour trame de fond les manifestations étudiantes du printemps érable ? Combien d’auteurs sont déjà en train de réécrire la commission Charbonneau ? D’un certain point de vue, cette matière (circonstancielle) à création parait peu originale, réduite à un effet de mode, alors quoi ? Faudrait-il la taire ? Ou pire, faire l’erreur de la comparer au même titre que ce flot incessant de faits divers qui gavent nos quotidiens. En d’autres mots, faudrait-il accepter l’idéocide de ce qui ne fait pas strictement partie du domaine de l’intime ? Comme un roman « punché » en 140 caractères… « Allons-nous nous surprendre de bientôt lire un tas d'histoires inspirées du fameux « Printemps érable » ?

Ces auteurs qui s’inspirent des événements marquants de leur époque m’intriguent, me passionnent, car ils n’ont que faire de donner l’impression de réduire leur art à de l’événementiel. Cette vieille question : « À quoi sert la littérature ? », ils l’y ont répondu depuis longtemps sans trop se compliquer la vie. La littérature, elle sert à sensibiliser, à éveiller les consciences (rien de moins!), à témoigner, à partager des craintes, à prévenir, à souligner l’importance de se souvenir, etc. Les questions d’éthiques semblent ainsi prévaloir, même si nous savons bien qu’elles ne peuvent se soustraire à celles de l’esthétisme. […]

Je m’intéresse plus particulièrement à ces « patenteux des mots » qui ne craignent nullement de puiser dans le terreau de l’actualité politique (et des circonstances sociales) la matière première à proposer une vision singulière et engagée du monde, à savoir, comme l’entend Deleuze, une littérature exprimant un « devenir révolutionnaire ». Chez ces auteurs qui m’interpellent, la dissidence et la révolte se veulent non seulement un moyen de répondre à l’injustice qu’on banalise, mais également une pratique moderne consistant à s’éloigner de ce qu’Hannah Arendt nomme « la posture de l’écrivain libéral », lui qui, libéré de l’Histoire, ne cherche qu’à poursuivre (inconsciemment ?, par désespoir ?, cynisme ?) une quête de liberté individuelle, souvent manifestée par l’étalement exhibitionniste de son intimité aux prises avec des spectres flous ou par cette volonté intéressée (et faussement humble) d’offrir un simple divertissement comme les autres. Au contraire, inspirés par un devoir éthique de mémoire et embrassant ouvertement un esthétisme la plupart du temps réaliste, les auteurs qui m’interpellent s’inscrivent dans la modernité en donnant corps à des personnages dissidents qui ont cherché à combattre les tenants d’un système politique souvent corrompu les ayant réprimés dans leur liberté d’action (et de penser, ça va de soi). Je pense, donc j’agis !

Or, je me questionne tout de même, car bien qu’il me semble aujourd’hui pertinent, par exemple, d’écrire le combat pour l’indépendance des Catalans, la coordination des mouvements anarchistes en Grèce et en Italie, la survie des Autochtones vivant en périphérie des chantiers d’exploitation des sables bitumineux ou encore le trafic de travailleurs Nord-Coréens en Mongolie, parce que ces sujets sont d’actualité, combien de fois encore faudra-t-il écrire Auschwitz, les camps du Goulag, le mur de Berlin ou encore le 11 septembre 2001 ? Autrement dit, n’y a-t-il pas un ombrage agaçant dans le tableau ? une forme de récupération de l’histoire par le capital qui nous propose simplement une version réifiée des événements, et, surtout, cherchant à restreinte la portée de sa signification à sa plus vulgaire utilité marchande ? À mon sens, l’écrivain reste l’un des derniers remparts, l’un des derniers vigiles du crépuscule.

Danny Plourde

P.S. : Merci à Benoît Melançon pour ces liens, des plus pertinents, qui contribuent à la réflexion.

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JEUNE QUÈB CHERCHE ÉDITEUR (SPÉCIAL ANNÉES 10)

F. Undertwasser

Jeune romancier québécois à la recherche d’un éditeur

Vous êtes un jeune auteur (qu’on voudra jeune le plus longtemps possible; enfin, jusqu’à ce que vous n’ayez plus besoin de cette épithète hightlight qui vous colle au cul pour faire vendre des objets numériques, autrefois appelés livres). Vous parachevez votre histoire (sociale) et songez à trouver une maison d’édition québécoise (parce que la France, on oublie ça de suite, vous n’êtes pas un intimiste, ni une ex-star porno, à moins que, mais bon, comme disent nos maîtres britaniques  si magnanimes* : fuck off !) Précisons, vous n’êtes quand même pas du genre à vouloir publier n’importe où et, surtout, n’importe comment. Hein ! Vous adorez les maisons underground, vous y pêchez bon nombre de vos lectures de toilette, elles vous font sentir full substream quand vous vous compromettez dans un combat de références au coin d’un comptoir de bar vers 2h30 du matin. Vrai ! Vous adorez les petites maisons mal chiées qui naissent et bourgeonnent au gré des saisons (ostie de métaphore poche); même que vous les trouvez la plupart du temps esthétiquement plus achevées que tout ce qui se fait ailleurs; sauf que, mine de rien, vous avez envie d’être lu par plus de 200 personnes au cours des 5 prochaines années (voire au cours de l’existence humaine; mot clé : mégalomanie). Pas que vous ressentez le besoin d’être lu à tout prix, mais bordel, si vous écrivez pour ne pas être lu(?), cliquez ailleurs, retournez vite faire de la porn, ce texte n’est pas pour vous, vous êtes au mauvais endroit au mauvais moment. On a beau pondre ses trucs, les agrafer en in4 et jouer le révolutionnaire de l’imprimé, reste que le harakiri littéraire du dilettantisme* n’a de grandiose que son éphémérité.

Le professionnalisme en édition ne devrait être pour vous aucunement synonyme de pédantisme mercantile, au contraire, vous le recherchez afin de vous surpasser, afin de mettre à jour la canopée* du renouvellement (n’oubliez pas, vous êtes encore jeune et avez des choses nouvelles à dire que des milliers d’autres auteurs n’ont pas encore dites). Dié ! Quels sont les choix, au Québec, en ces années 10, qui s’offrent à vous ? Romancier ! Où devriez-vous soumettre votre manuscrit ? votre histoire, disons événementielle, qui s’inscrirait dans une démarche pseudo sociale (pseudo, car il y aura toujours quelqu’un quelque part qui aura quelque chose de mauvais à dire sur ce que vous faites). Quelles sont les mesures auxquelles vous devrez vous soumettre pour envoyer le fruit de vos centaines (milliers?) d’heures de labeur ? C’est dans un souci de vous faire épargner peut-être plusieurs dizaines de dollars d’impression (eh oui, chez nous, on m’a appris à économiser, bien que cela n’ait pas fonctionné), ou encore plus simplement de vous mettre au parfum du paysage très petit et de l’univers presque consanguin de l’édition au Québec que je vous brosse, très humblement, et absolument sans aucune  -j’insiste-  prétention d’exhaustivité, un vulgaire portait (mais à tout le moins pratique) des boîtes où il est bon d’envoyer ses missiles littéraires.

DE CES LISEUX QUI N’AIMENT PAS TROP INTERNET

Les premiers romans n’ont pas été écrits sur des machines à écrire. Non. Sans blague. Les machines : les écrivains eux-mêmes ! C’est sûr qu’au 18e , au 19e siècle, il n’y avait pas beaucoup de divertissements. La chasse, les cafés, les putes. Pas autant qu’aujourd’hui, du moins (sauf peut-être pour les putes). Ah ! Mais j’aime m’imaginer une vie de débauche sur la Grande Allée avec un tas de Françaises qui me chantent des chansons grivoises pour m’endormir sous les platanes… La vie au 21e en Amérique du Nord, c’est pas ça. Ce n’est pas ça. On aime à le croire. Ouais, bon, je sens que je m’écarte…

Les éditions Boréal , c’est sans contredit l’une des plus grosses boîtes, des plus sérieuses et professionnelles du Québec. On y publie de tout sauf de la poésie et du théâtre, ce qui pourrait paraître restrictif pour certains, or au contraire, pour d’autres, cela indique un souci de s’investir davantage dans la fiction, le récit et l’essai. Fondée en 1963, cette maison se dit indépendante (de quoi ? de qui ?) De grands auteurs y ont patenté bivouac : Louis Hamelin, Ook Chung, Louise Desjardins, etc., mais de jeunes auteurs (oui-oui, ceux-là qui sont jeunes parce qu’ils n’ont pas encore 50 ans et qu’ils osent parler de, ô mon dieu, de , de sexe, comme Nicolas Charrette) ont pu s’y creuser un trou.

SOUMETTRE UN MANUSCRIT  

  • Nous n’acceptons que les manuscrits complets, sur papier, en feuilles paginées détachées, non boudinées.
  • Nous n’acceptons pas de manuscrits sur support électronique.
  • Vous pouvez soit déposer votre manuscrit en personne à nos bureaux, soit nous le faire parvenir par la poste. Prière de ne pas envoyer de documents originaux.
  • Nous n’acceptons pas de manuscrits dans les genres suivants : poésie, théâtre, science fiction, fantastique, livre pratique, ésotérisme, album illustré.
  • Nous vous remettrons ou vous enverrons un accusé de réception dès la réception du manuscrit.
  • Nous vous communiquerons la décision du comité éditorial deux à trois mois après le dépôt du manuscrit. Il est inutile de communiquer avec nous avant cette échéance.
  • Il nous est impossible de communiquer aux auteurs qui ne sont pas sélectionnés un commentaire de lecture, étant donné la quantité de manuscrits que nous recevons.
  • Nous tenons les manuscrits refusés à la disposition des auteurs pendant un délai de six semaines. Vous pourrez le récupérer à nos bureaux ou envoyer un chèque ou un mandat-poste pour couvrir les frais d’envoi.

Les Éditions du Boréal
4447, rue Saint-Denis
Montréal (Québec) H2J 2L2

Québec Amérique , c’est pas n’importe quoi. Publier là, c’est un peu comme être un méga front, un Lino Zambito de la littérature, une Mahé, une ci, une ça… Youop, youop ! Y’as pas qu’eux (elles) par contre !  D’habitude, je pense bien qu’il faut d’abord avoir torché dur, se lever et s’imaginer avoir accompli quelque chose de grand, comme avoir descendu les poubelles au bon moment, mais là on est vraiment dans les ligues majeures extra-Québécor; et déjà, genre être un sujet susceptible de passer à Tout le monde en parle pour espérer être pris au sérieux. Reste que cette maison fait de putain de beaux livres pis que son titre torche solide. Alors voilà, je vous recopie platement ci-bas l’intégral de leurs exigences :

L’an dernier, Québec Amérique a reçu, toutes catégories confondues, quelque 800 manuscrits et projets. Il va donc de soi que nous nous devons d’avoir, aussi bien sur le plan du contenu que de la présentation matérielle du projet, certaines exigences.Quand on sait qu’à peine 4% de ces propositions seront retenues pour publication, il est peut-être inutile d’insister sur l’importance pour les auteurs de mettre toutes les chances de leur côté. Il est par contre important de souligner que la direction éditoriale de Québec Amérique prend en considération toutes les propositions, qu’elles viennent d’auteurs reconnus ou d’écrivains qui en sont à leurs premières armes. Littérature générale, littérature jeunesse, essais, biographies, livres pratiques, tout est examiné avec l’attention et le respect que mérite toute démarche sérieuse.Pour toutes ces raisons, Québec Amérique se doit d’établir, pour la présentation des projets, un protocole rendant le processus (évaluation et réponse) le plus rapide et le plus efficace possible.

Aussi:

  • La maison n’accepte qu’une copie papier du manuscrit soumis (un seul exemplaire suffit); donc pas de copie sur CD, ni de projet transmis par courrier électronique ou télécopieur;
  • Cette copie papier doit préférablement être présentée «recto verso», avec un interligne raisonnable;
  • La maison évalue seulement des projets achevés et non des extraits, des plans ou des tables des matières;
  • Une brève présentation du sujet (résumé de l’histoire racontée ou du projet de livre) est aussi fortement recommandée.

 L’auteur sera avisé par courrier dès qu’une décision aura été arrêtée.

Les manuscrits doivent être adressés (ou déposés) au :
329, rue de la Commune Ouest, 3e étage, Montréal (Québec), H2Y 2E1

N’hésitez pas ! Québec Amérique attend votre proposition !

Les éditions XYZ , eux aussi, reçoivent les manuscrits uniquement par la poste. On ne rigole pas! Un courriel, c’est pas pro. C’est comme un texto d’ado. On s’envoie des milliers de courriels par année. Quand on veut publier un roman, la moindre des choses c’est de se forcer un minimum, non ? Ne devrait-on pas se botter le cul un minimum ? Bah, moi, je le vois comme ça. Je m’en c@#$(*&% de vos caprices de super star littéraires. Et puis (pléonasme mes fesses), il est toujours mieux et profitable de se relire sur du papier, enfin, sur un autre médium que celui sur lequel on a défriché le terrain (pas claire ? pas grave). Tout pour dire, la gang de XYZ sont pour sûr des pros, des dévoués qui n’hésiteraient pas à s’investir pour vous aider. Et puis, mention d’honneur et d’amitié à l’une de ses artisanes.

Soumission de manuscrit

Les manuscrits doivent être envoyés par la poste; nous n’acceptons pas les envois par courriel.  Les manuscrits doivent être rédigés à double interligne, en times (ou times new roman) 12 points, sur du papier format lettre et au recto seulement.
Ils doivent être adressés à Josée Bonneville, directrice littéraire. Attention de bien préciser que le manuscrit s’adresse aux éditions XYZ, car nous logeons à la même adresse que les éditions Hurtubise et il pourrait y avoir confusion. Les comités de lecture des deux maisons d’édition sont distincts; chaque comité lit ce qui lui est spécifiquement adressé.À noter enfin que nous ne pouvons accepter que les manuscrits signés par des auteurs qui ont la citoyenneté canadienne ou le statut de résident permanent.Prière d’envoyer les manuscrits à l’adresse suivante :

 Les Éditions XYZ inc.
À l’attention du comité éditorial,
1815, avenue De Lorimier,
Montréal (Québec) H2K 3W6.

Les éditions Leméac jouissent d’une notoriété certaine. N’ont-elles pas publié de jeunes auteurs talentueux tels que Guillaume Corbeille en plus de grands noms comme Aline Apostolska ou Michel Tremblay (le fameux laissé-pour-compte de la littérature québécoise,; nah, c’est une joke poche, tout le monde connait Michel pis son goût pour les grosses matantes qui boivent de la liqueur flatte) Leméac a un pouvoir d’attraction indéniable. Le jeune auteur professionnel veut s’y investir. Je l’y invite :

Comment publier chez nous ?

Nous n’acceptons que les manuscrits complets sur copie papier. Aucun ouvrage ni extrait présenté sous forme électronique ne sera accepté.
Le manuscrit devrait préférablement être saisi à double interligne en corps 12, sur papier 8,5 x 11 pouces (format lettre) et toutes les pages doivent être numérotées.
Notre comité de lecture examinera le projet dans un délai d’environ quatre mois et vous communiquera par écrit sa décision. Nous déclinons toute responsabilité quant à la perte ou à l’endommagement du manuscrit. Nous vous recommandons donc de ne jamais déposer l’original mais plutôt une copie de celui-ci.
Les manuscrits doivent être adressés à :

LEMÉAC ÉDITEUR
Services des manuscrits
4609, rue d’Iberville, 1er étage
Montréal (Québec)
H2H 2L9

Si vous désirez récupérer votre manuscrit en cas de refus, veuillez joindre une enveloppe suffisamment affranchie sur laquelle figurera votre adresse, ou ajouter un mandat poste au montant de 8 $ CAN pour les frais de manutention et le retour par courrier. Tous les manuscrits refusés non réclamés par l’auteur seront détruits après trois mois suivant la signification de notre avis de ne pas donner suite à leur publication.

Les éditions Triptyque ont dans mon imaginaire Bertrand Laverdure comme ambassadeur. Je ne sais pas. Je n’ai jamais rien su. Mais il m’a semblé que cet auteur, depuis plusieurs années, fidèlement, y a largué de bonnes bombes. Mais, toi le pédoncule que je vouvoie, jeune auteur empreint de vigueur viril, sache que tu pourras là-bas également y publier, si ta substance en vaut la peine, des poèmes, des essais et d’autres trucs sans nom dont personne n’a que faire. Mon dernier livre acheté dans cette boîte était un Mathieu Blais. Une nécessité de l’engagement. Autrement dit, on y trouve de tout, et j’imagine que chacun y trouve son trou.

Pour soumettre un manuscrit, l’expédier par courrier postal, accompagné d’une courte présentation de votre œuvre et de vous-même.
Indiquez votre adresse courriel! Vous recevrez une réponse de notre part dans les 6 mois suivant votre envoi.
IMPORTANT: Nous ne publions que les auteurs ayant la citoyenneté canadienne (ceci ne s’applique pas aux textes publiés dans Mœbius).

LES ÉDITIONS TRIPTYQUE

2200, rue Marie-Anne Est
Montréal (Québec) Canada
H2H 1N1
514•597•1666

 CEUX QUI SONT COOLS (OU QUI ONT ASSURÉMENT MOINS DE MONDE POUR LIRE TOUS CES PUTAINS DE MANUSCRITS MAUVAIS ET QUI PRÉFÈRENT RECEVOIR LES TEXTES PAR COURRIEL AFIN DE PLUS FACILEMENT LES FAIRE DISPARAÎTRE SI VOUS NE CORRESPONDEZ PAS À LEURS CRITÈRES)

Le Marchand de feuilles ne fait pas que vendre des feuilles, ce serait vraiment trop une fatalité platement médiocre que réduire ça à ça. On y marchande des mots qui sortent de l’ordinaire, qui dérogent, la plupart du temps. Or, ce qui assure son authenticité, c’est assurément son souci esthétique au-delà du reste, c’est ce besoin d’offrir un bel objet, ce qui ramène le poète ou l’écrivain dans l’atelier du peintre, du bédéiste. Le contenant avant le contenu ? Nah, j’embarque pas là-dedans. Pourvu que ça torche !

Marchand de feuilles est toujours en quête de nouveaux auteurs et illustrateurs. La maison est ouverte à tout projet innovateur.
Envoyez vos manuscrits (romans, recueils de nouvelles, BD, contes) ainsi qu’un résumé de 250 mots et un CV d’une page à l’adresse postale ci-bas pour évaluation par notre comité de lecture. Il est également possible de nous faire parvenir votre manuscrit en version électronique à l’adresse suivante:
marchanddefeuilles@gmail.com
Nous lisons tout ce que nous recevons. Soyez patients! Vu le très grand nombre de propositions que nous recevons chaque année, nous ne pouvons répondre à toutes les demandes. Nous vous contacterons seulement si votre texte est choisi pour publicationIl nous est impossible de retourner les manuscrits.
Au plaisir de vous lire!

MARCHAND DE FEUILLES

  1. P.4 SUCCURSALE PLACE D’ARMES

MONTRÉAL, QUÉBEC
H2Y 3E9

Le Quartanier, on niaise plus. On entre dans la ligue des universitaires(qui reçoivent des bourses pour leur bonne fidélité comme au club Costco). À l’origine néostructuraliste et dégageant un léger parfum de maîtresse d’école, on a depuis rectifié le tir afin de sortir d’entre les murs bruns de l’UQAM. Si vous souhaitez vous aussi comme tous les autres que votre lancement se fasse au Port de tête , je vous conseille de leur envoyer un manuscrit, et puis vous jouirez de cette vague de sympathie pour surfer avec votre bel objet sur Mont-Royal, parce que oui, leurs livres, bien que simples, sont beaux. Peu importe votre condition physique, je suis certain qu’ils prennent soin de leurs auteurs et on ne pourra jamais leur reprocher de ne pas être professionnels.

Pour nous soumettre un manuscrit, l’envoyer par courriel seulement (format lisible dans Word). Joignez-y une lettre de présentation du manuscrit, où l’on trouvera aussi vos coordonnées complètes, courriel inclus — c’est par courriel que nous vous répondrons. Nous ne souhaitons plus recevoir de manuscrits papier. 
Le temps de réponse varie pour l’instant entre un jour et six mois, voire davantage. Le Quartanier n’a pas de comité de lecture et n’envoie pas de réponse détaillée en cas de refus.
Mise en pages — prose : Times New Roman 11 pt ou 12 pt, à double interligne, avec marges de 4 cm en haut et en bas, et de 4,5 cm à gauche et à droite.
Mise en pages — vers : Times New Roman 11 pt, à simple interligne, en laissant des marges de 4 cm en haut et en bas, et de 4,5 cm à gauche et à droite.

Enfin, vous l’aurez remarqué, il y a bon nombre de maisons que je n’ai pas mentionnées. Je pense aux Herbes rouges (qui n’ont pas de site web?), aux éditions de l’Homme, à Trois-Pistols, à VLB. Écoutez, je n’ai pas de groupe de recherche à mon service et puis il commence sérieux à se faire tard (ce qui arrive souvent quand on est papa et qu’on ne peut commencer à écrire qu’à partir de 20h. Espérons que j’y revienne, plus en détails et, qui sait, peut-être avec des informations pertinentes. Reste que, des maisons, il y en a beaucoup, et toutes les tribunes sont essentielles. Alors si l’une d’elles vous refuse ou vous fait traîner en longueur en vous prenant pour acquis, je vous conseille de ne pas hésiter: allez voir ailleurs !

En fin de compte, il est bon d’échapper à sa zone de confort, d’accepter de retravailler ses textes avec des inconnus dans un contexte ouvertement et clairement professionnel… Je vous souhaite la meilleure des chances dans vos recherches (faudrait peut-être mieux dire merde) pis donnez-m’en des nouvelles !

Votre charlatan de service

DPLRD


Ce que j’écoute, là. Velvet Underground Oh! Sweet Nothin’


Matricule 728

Rudy Orchietti, toute ma solidarité mec. Casa Obscura, cet îlot des arts où j’ai lancé  »Cellule esperanza » en 2009, dernièrement attaqué par Matricule 728.

http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2012/10/10/004-matricule-728-spvm-arrestation.shtml

http://www.cobp.resist.ca/category/matricules-du-ou-des-policiers/728?page=2

En audio, voici le discours approfondi et digne du parfait agent de l’ordre :


Poème de Nanjing (Chine) | Printemps 2012

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au sommet de la montagne pourpre
élevée par les pins dorés
au-dessus de Nanjing le brouillard

blanche poussière de mort
l’horizon a disparu

or pour plusieurs camarades
il n’a jamais existé

tout comme cette ligne
tendue au loin courbée
dans l’immense continent

un conte pour les enfants
dépossédés de leur ciel


Ce que j’écoute en ce moment : 내마음에 주단을 깔고(spreads the silk in mind) – By 산울림(San Ul Lim 1978)


Lancement collectif : éditions Triptyque et revue Moebius

Alors ce mercredi 10 octobre, à partir de 17h30, au Pub Quartier Latin de Montréal, c’est le lancement de la rentrée littéraire chez Triptype; un lancement qui promet de nous offrir d’excellentes nouveautés, je pense plus particulièrement aux bouquins d’Olivier Demers et de Mathieu Blais.

Et puis, une pierre deux coups, sera aussi lancé le no134 de la revue Mœbius «Les arts martiaux»
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numéro dans lequel je signe une nouvelle inspirée de mes voyages en Corée.

source : http://www.triptyque.qc.ca/docu/Lancement_collectif_automne_2012.pdf